A partir des définitions de mots qui commencent  par "TRANS..."
 
J'essaie de définir mes  "ressentis" sur ces mots choisis 
 
 ------------------Allez directement à la conclusion si vous êtes pressés ! ---------
 

Les mots commençants par "Trans" choisis :
 
   
  • « transpercer » 
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  • Il faut se laisser « transpercer » par un auteur, un texte.
  • Comme si le regard de l’auteur me subjugue et reflète exactement ce que je pense. Il y met en plus son style et sa manière. 
  • Cet  échange façonne la contemporanéité d’une œuvre.
  • Visualiser est donc pour moi un besoin.
  • C’est peut-être une déformation professionnelle « mon métier principal est issu de la radiologie, ou plus exactement de l’imagerie médicale numérique ou numérisée.»
  • Le regard fait partie aussi de la séduction : adolescent, quand une fille me regardait à TUNIS, j’avais l’impression d’exister et de vivre. 
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  • J’étais « transperssato » (mot inventé) comme dit un ami BIZERTIN.
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  • « transbahutent »
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  • Il y a des auteurs qui vous « transbahutent » c’est le cas du poète TAHAR  BEKRI avec " Les Chapelets d’Attache " et son retour en TUNISIE.
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  • Des poèmes  au style (c’est mon jugement) hermétique ; si bien que sa poésie respire la  liberté, celle qui vous emporte et vous trimballe : cette liberté de créer et du  ressentir.
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  • « transbordeur » 
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  • Le pont « transbordeur » est l’un des vieux symboles de NANTES, le pont qui  surplombait la LOIRE en son cœur et à ceux de ses habitants.
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  • Ce symbole  semblable à celui de BIZERTE et à son pont, est important pour moi, car j’ai  des attaches particulières avec cette ville, si proche de l’Atlantique, c'est un « clin  d’œil ».
  • Le pont est un symbole car il rejoint deux rives : à Nantes la rive SUD  à l’une des rives NORD.
  • Je fais partie de ce dialogue SUD NORD.
  • Le  monologue du NORD me dérange et m’inquiète.
  • Les monologues, en général, sont l'apanage des dictateurs.
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  • « transcendance » 
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  • La conjugaison des couleurs, de l’inspiration et de l’alchimie des  sensations exerce une fascination. 
  • La « transcendance »  survient quand  mes émotions et ces mêmes sensations se rejoignent : elles décuplent ou  catalysent le  plaisir de peindre ou d’écrire.
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  • « transcode »
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  • Je « transcode ». Ce « terme » est réservé au cinéma ou à l’audio : je mélange  les codes, je mélange les genres, je « melting pot »mes alphabets..
  • J’ai décidé  (virtuellement) de l’appliquer à ma peinture comme étant une base de cadrage  à l’inspiration. Il ne s’agit pas de manier « des codecs » mais de manier des  codes en les malaxant et en exploitant au maximum toutes les possibilités de  combinaisons réalisables et de les visualiser et les ré-visualiser.
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  • « transcription »
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  • La « transcription » : c’est le pied !
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  • J’écris tout en peignant. Ou je peins tout en écrivant.








 
  • C’est du funambulisme sur le fil, le fil d’une histoire (ou de mon histoire ?) avec comme balancier, une barre forgée avec mes différentes cultures assises sur mes « B à Ba », des alphabets de mon invention : une base, un fondement pour des fondations solides.
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  • « transduction » 
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  • Il  y a plusieurs définitions pour « la transduction » et certaines semblent s’appliquer à ma peinture – écriture.

  • Transduction peut faire référence à :

  • • transduction en génétique, un transfert d'ADN bactérien par l'intermédiaire d'un vecteur viral,
    Ce vecteur viral,  c’est l’écriture (il se présente sous la forme de « traits » PEINTURE / CRAIE / FRAGILITE / SCENAR.)
  • Il véhicule un ADN, celui de la cinétique de l’identité  ou de son résultat, obtenu,  par le perpétuel mouvement de celle-ci.
  • Ce  résultat est une variation de mon évolution. 

  • • transduction de signal en biologie cellulaire, un processus par lequel une cellule convertit un type de signal ou de stimulis en un autre type de signal ou de stimulis.
    Le type de signal émis par les codes : ils convertissent un message en un autre message qui est souvent un message d’engagement  (politique ou ironique) ou une révélation  redite d’une façon ludique.

  • • transduction en physiologie des organes des sens, une modification des cellules réceptrices sous l'effet d'une stimulation,
    là il s’agit de communiquer avec le spectateur et d’observer si possible (ou de témoigner, façon concierge) la gestion de nos émotions communes : c’est une autre définition de l’échange, en art contemporain.

  • transduction en psychologie du développement, un type de raisonnement typiquement utilisé par des enfants de deux à sept ans,
    Tout mon travail est basé pour une bonne partie sous le signe de l’enfance et de son lien avec la terre et les mères natales (la mère terre, la mère sol, la mère culture etc. Etc.)

  • • transduction terme utilisé pour désigner l'opération de prise de forme expliquant la genèse de l'individu sur fond de réalité pré-individuelle.
    Le fameux canevas qui me sert à réaliser la toile et à visualiser «  le ressenti ».
    (le virtuel  force l'imaginaire) prend forme et devient ( l’objet ).


     
  • « transe » 
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  • La « transe » est un « état second ». Elle a la dimension psychologique : je m’épanoui en créant (je n’invente rien), mais il faut souvent renouveler cet état qui est bouffeur d’énergie et en tant que tel et prend  une dimension sociale, je suis comme tout le monde j’aime la reconnaissance qui peut revêtir plusieurs formes» .
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  • « transept » 
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  • Pour moi le « transept » est en forme de croissant ou d’étoile hors il est en forme de croix, alors vive la laïcité qui les défend.
  • La laîcité a un coté conservateur : en protégeant les différentes religions (message de tolérance) elle nous permet (si elle était réellement appliquée dans cet esprit) d’avoir des congés supplémentaires et de goûter à de nombreux plats issus des différentes cultures religieuses.
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  • « transfiguration » 
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  • La « transfiguration » là encore plusieurs approches : je retiendrai la plus importante à mes yeux, celle qui concerne la vieillesse ou plutôt  le fait inexorable de vieillir : l’embryon devient un enfant.  La deuxième approche serait plus « religieuse» mettre de l’éclat.
  • En résumé dans mon cas c’est performer un sentiment.
    Concepteur  (embryon) créer (adulte= figurer) avec éclat et beauté  (transfigurer) à chaque étape correspond  un état physique.

     
  • « transaction »

  • En informatique, et particulièrement en bases de données, une transaction est un événement au cours duquel une base de données passe d'un état A à un état B à la suite d'une multitude d'opérations.
  • c'est pareil dans mon disque dur qui me sert de cerveau.
  • Ce peut être par exemple une réservation, un achat, un paiement...(ça nous concernera, un jour , j'espère!)

    Elle postule des « états du Moi » (parent, adulte, enfant), et étudie les phénomènes intrapsychiques à travers les échanges relationnels, appelés « transactions »

  • « translittérer »
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  • ( Une affaire de correspondance entre les signes et les symboles ) bientôt des alphabets morses, langage des signes, et de la navigation.
    • Faire correspondre un signe d'un système d'écriture à un signe d'un autre système.
    Dans tout le livre les mots grecs sont italiques et transcrits en caractères romains minuscules (sans considération des esprits et des accents) ; les mots sémites, hébreux ou araméens, sont translittérés en caractères romains majuscules. 
  • je vais translitterer des mots de mon invention tuniso-sicilo-malto -français ( mettre dans l'ordre que vous voulez ) en signes et autres correspondances.
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  • « transfixion »

  • Terme de chirurgie. Procédé d'amputation qui consiste à traverser d'un seul coup les chairs saines au-dessous d'une tumeur, avec un couteau à amputation ou un bistouri dont le tranchant est tourné vers la peau.
    (
    Ouye ! ça fait mal, non ? C'est à peine violent), je préfère la TRANSFICTION qui est un terme qui n’existe pas mais qui représente le lien entre tous mes délires que je mets sur les peintures ou dans les scénars.

  • « transfiler »
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  • Terme de marine. Joindre deux toiles au moyen d'un lacet de corde (ou d’une déclinaison) qui, au travers d'œillets,(ou de la transparence) passe alternativement de l'une à l'autre.
     Annonce d’un prochain travail avec les fils à coudre de ma mère (le fil à fils) ou le fil de pêche de mon père (héritage « transparent » de mon père).
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  • « transgression »
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  • La transgression est l'action de ne pas respecter une obligation, une loi, un ordre, des règles.
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  • Par extension, une transgression désigne le fait de :
    • d’être contraire à une attitude courante, naturelle,
    • de progresser aux dépens d'autre chose, d'empiéter sur quelque chose, d'envahir,
    • de dépasser une limite, ou ses limites,
    • d'aller contre ce qui semble naturel.
    • Bref « no limit » = liberté de l’artiste  qui argumente et illustre son engagement.
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  • C’est aussi une réponse appuyée (c’est l’expression de la colère à travers la peinture et l’écriture). Car choquer rejoint un genre, celui de caricaturer pour provoquer une réaction.
    • J’utilise la transgression pour dénoncer d’une façon ironique une opinion afin de provoquer une prise de conscience. Elle n’a aucune autre excuse ou prétexte à mes yeux.
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  • « transhumance »

  • C’est une migration périodique pour se ressourcer, la période de  transhumance peut être courte (séance de cinéma) ou longue  (séminaire) voir définitive quand elle oscille entre exil volontaire et/ou  involontaire.
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  • « transpiration »

    Il faut  laisser « transpirer » ou "suer" les lieux que vous avez choisis pour votre "inspiration" ou plutôt qui vous ont choisi.
  • Faire le chemin inverse : au lieu de coder un texte à partir d'un alphabet " portes de la médina."
  • Photographier des lieux à différents instants de la journée, examiner les couleurs et noter la couleur qui correspond à une des codes. Réaliser un décodage pour savoir s'il s'en dégagera peut-être un mot ou une phrase ou un bout de texte qui vous renvoie à une quête.
  • ( Je rends hommage Mohamed Ali, un ami photographe qui en a eu l'idée, un jour de délire).
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  •  « transmission »

  • C’est le résultat d’un jeu « d’ombres chinoises ».
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  • Je lie, je lègue comme je peux un « quelque chose d’indéfinie, d’impalpable » un abs  « trait ».
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  • Cette virtualité se concrétise en « traits ».
  • TRANSMETTRE une émotion, c’est être cette émotion, mais à quel stade ?

  • Par comparaison, au vin et à ses effets : on passe d’un point zéro à un point de « non limite = zéro’». Je transmets quand je suis sur un point de bascule à un stade léger (contraire au stade lourd que je juge tragique car il peut être irreversible).
    Je laisse donc plusieurs « Evaporites » suivant un stade précis du ressenti. Ces dépôts sont sur un écran, une feuille, des murs ...C'est ma sorte de mission.
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  • « transversalité»

  • Le French Paradoxe ou le paradoxe tout court au sujet de la langue française (du moins les poèmes que je travaille) ont beaucoup de mots contenant la lettre  « R ». Ce qui me donne une grande liberté d’inspiration dans la réalisation de la toile. Ce n’est pas vrai pour la langue Arabe, Italienne ou Anglaise où tout se joue sur l’intonation ou les nuances de ses langues dans l’expression de la poésie (joute).
    Exemple à partir de TAHAR BEKRI :

  • Un de ses poèmes (transcrit en syllabe phonétique sur la toile) et dit en Français me donnera plus de liberté de création alors que ce même poème dit en langue Italienne ou Arabe.
  • Je le  « ressent » comme plus « libre » au niveau des nuances de sons et des intonations mais plus limitant au niveau « transcription ».
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  • Le nombre de mots en « R » semble diminuer et me laisse moins de possibilité d’expression.
  • Pour résumer : un même poème donne des résultats différents avec de couleurs parfois opposées sur les toiles.
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  • Ce conflit visualisé est à la fois troublant et rassurant : ce voyage entre ces 3 cultures est très enrichissant.
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  • C’est cela ce que j’appelle ma transversalité.

     

CONCLUSION : C'est le résultat de tous ces délires qui se mélangent au moment où je peins !

Ps : Toute la question serait de savoir si l’identité d’une personne se construit à partir de son appartenance de genre , ou si ce n’est qu’un aspect parmi d’autres. La réponse est sans doute variable selon les individus, leur histoire, et la plus ou moins grande liberté d’affirmation qui leur a été laissée : sous l’humiliation et la contrainte, certaines personnes peuvent réaffirmer avec plus de force leur appartenance au genre auquel elles s'identifient.